
j'ai tout décroché.
je me suis rendue compte que la peinture ( que je déteste d'ailleurs toujours autant ) avait perdue, aux endroits laissés libres, sa couleur.
je n'ia rien laissé, a part le dessin qu'artis m'avait un jour envoyé : un oeil immense, assez psychédélique, vert.
au milieu de tout ce vide neuf, traine le panneau en liège ou j'accroche un peu tout et n'importe quoi : doc officiel, renseignements sur la fac de psycho, BAFA, petite pochette avec toutes mes cartes dedans...
j'ai enlevé, décroché, tous ces souvenirs plus ou moins souhaités. londres, paris, les cartes de nayanka ( mais que faisaient elles encore là? ) les mots des amis ou prétendus tels, les images qui m'ont un jour plues. j'ai rangé un peu, j'ai jeté beaucoup. meme la photo de cette petite fille, qui vivait dans un camp de réfugiés et qui sourait de toutes ses dents au photographe, je l'ai enlevé. elle doit etre morte maintenant. ( j'ai plié la feuille et l'ai rangé dans ma boite a chaussure ) cela faisait depuis mes 10 ans que cette photo était accrochée dans ma chambre.
telle sera ma chambre, a l'image de moi -meme : vide.
les murs ne sont peut etre qu'un début..?
PLus ou moins, par ce que j'essai de planquer les trous dans les murs resultant de mes coups de coleres.