Mercredi 6 juillet 2005 3 06 /07 /2005 00:00

je me sens desespéremment seule... je parle pourtant a mes amis sur msn. je ris. je lis. j'écoute de la musique. mais il me manque quelque chose.

il me manque Sa présence, Sa voix, Son visage, Il me manque, Lui....

alors puisqu'Il n'est pas là, je me sens abandonnée. quel égoisme de ma part! me concentrer sur une seule personne et la souhaiter tellement que j'en oublie presque les autres. est ce que c'est ca l'amour? je ne sais pas.

... je viens de finir mon premier paquet de bonbons. il m'en reste encore un, mais je suis écoeurée. je lisai un livre, mais n'en ai plus envie. je n'ai meme pas envie d'écrire cet article. j'ai envie de dormir et ne de pas me réveiller avant longtemps.

j'aurai aimé etre maigre... j'aurai aimé etre squelettique. grey, l'eternelle insatisfaite, le retour. j'aurai aussi aimé ne pas avoir de poitrine, de hanches, de fesses. j'aurai aimé etre totalement plate, la reine des planches a pain. c'est a partir de quel age, qu'on peut se faire opérer? oui, mais ca irait a l'encontre de la " nature ". je ne sais pas. je suppose que supporter ce corps dans tout ce qu'il a de laid est une de mes punitions. pour quoi, je ne sais pas, mais ca devait etre grave. fin bon. ...

je ne me comprends pas.

et si je me tuais? je pourrai monter sur mon toit par mon velux et me balancer. j'ai jamais fait du saut a l'élastique. sans élastique, ca pourrait etre marrant quand meme. au moins, j'échapperai a ces putains de deux mois remplis de vide et a tous ceux qui viendront après aussi, je me ferai pas chier pendant 13 jours avec des gosses immondes, j'arreterai d'emmerder les gens avec mon égoisme insignifiant et je ne serai plus un boulet inutile. merde! j'ai meme pas le cran! je suis tellement minable que j'ai meme pas le cran de le faire! mais a quoi je me raccroche bon dieu? putain!!! hey, je le veux, mon néant , moi! je la veux, ma tranquillité vide! je le veux, mon non etre! eh bin non, meme pas les couilles, je reste là, avachie dans ma connerie humaine. normale, je suis une fille.

j'aime pas les filles!

j'aime pas les mecs!

j'aime pas les gosses!

j'aime pas le monde!

j'aime que monsieur au téléphone!

putain...

voilà, j'ai mal au ventre. et tu crois que ca va t'aider a devenir mince, toutes ces saloperies, grey? putain, mais arrete un peu! tu te plains d'etre laide mais tu fais rien pour t'arranger! sale larve! incapable de faire quelque chose. un gros tas tout mou, complètement dépendante des autresn sans volonté. alors dès que l'on te laisse un peu de coté, que tu as l'impression que l'on t'abandonne, ou que toi meme tu abandonne, t'es incapable de faire quoi que ce soit! ca fait combien de temps que t'as pas touché a ton piano? hein? deux semaines? eh bin, elle est belle la pianiste! la vérité, c'est que t'as pas de passion, t'as rien. t'es désespéremment seule mais tu t'enfonce toi meme dans la solitude. t'as envie du néant? mais t'es déjà dans le néant! seulement c'est un néant conscient, et c'est peut etre ca, que tu supporte pas. bordel, et si on arretait de se poser des questions? hein? j'pourrai rentrer dans la masse, bien que j'y sois déjà, avoir un boulot pourri, genre caissière a carrefour et vivre ma petite vie peinard! avec mes copines on irait acheter nos fringues aux halles le samedi aprèm, et je serai incollable sur la ferme des célébrités! j'aurai un gentil mari, de sales gosses révolutionnaires...

j'ai envie de m'arracher la chair.

putain, le téléphone sonne... vous avez pas fini de faire chier, les cons? putain... ca doit etre l'ancetre. j'y crois pas. je suis tranquille un aprem, a piquer ma dépression a en avoir mal au bide, et il faut qu'on vienne me faire chier. mais vos gueules, quoi! vos gueules a tous. a toi, la pimbeche de service qui se donne un autre nom et qui s'invente une vie, a toi, la/e sérieux/se objectif/ve condescendant/e donneur/se de bonnes lecons et aveuglé/e par la masse, a toi, super heureux/se de vivre et qui ne fait meme pas gaffe a la fille qui tend la main près de toi, et surtout a toi,  le/a bien pensant/e!  toi, je t'emmerde! putain je t'emmerde a un point inimaginable!!!!  vous tous, là, charognes, avec vos petits reves, vos petits plaisirs quotidien, vos petit/e/s ami/e/s insignifiant/e/s, vos petit/e/s copain/e/s a deux balles!!!

maintenant, je vais aller me foutre a poil et m'écraser sur mon lit pour pleurer en compagnie de mon seul ami physiquement proche de moi: j'ai nommé, simba! ca fait pitié, hein? oui, bah comme vous... sauf que moi j'en suis consciente!

 

Par grey - Publié dans : in my head
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Mardi 5 juillet 2005 2 05 /07 /2005 00:00

les gens... vaste sujet..

je suis allée ce matin rendre mes livres.... a 8h30, j'étais devant la salle; je n'avais pas envie de voir la populace, et effectivement il n'y avait pratiquement personne. mais j'avais oublié chez moi un livre! bien sur, grey, fidèle a sa réputation... qu'il en eut été autrement aurait tenu du miracle. je du donc remonter vers 10h30 a st marie avec mon livre de littérature. je tombai sur quelques personnes connues, mais personne n'essaya d'entamer une discussion avec moi ( en fait, certains auraient bien eu envie, mais je m'éclipsai rapidement ). je redesencdis vers le centre, mais en chemin, décidai de faire un détour par les rues piétonnes, puis par le marché.

alors que je traversai la rue vers l'hopital, je vis 3 flics ; magnifiques rangers! je les observai quelques instants, faisant mine de patienter pour traverser. puis je descendis vers mon ancienne école st anne st pierre. chaque fois que je passe devant, j'ai comme un sursaut de souvenirs ; quand on courrait dans la cours avec violaine, ma meilleure et seule amie de l'époque... le voyage de fin d'année a disneyland ou je m'étais perdue ( comme quoi, ma connerie ne date pas d'hier ).. et bien d'autres choses plus ou moins ( surtout moins ) réjouissantes. st anne m'a laissé un gout amer. 

je dépasse le batiment et une femme me croise :  elle a un jean, un pull fin multicolore, de vieilles baskets, ses cheveux sont attachés lachement en queue de cheval et tombent jusqu'à la moitié de son dos. comment peut on changer a ce point? il y a quelques mois de cela, je  ne l'aurai meme pas remarquée. maintenant, elle semble pour moi un canon de beauté indescriptible : elle Est mais elle n'Est pas. je ne comprends pas vraiment cela. elle se font dans la masse par des vetements plutot commun, et pourtant, quelque chose fait que, pour moi, elle ressort de la masse. son visage? elle avait des yeux marrons, pas de maquillage bien sur. des traits assez réguliers et quelques rides. elle tenait sous le bras une baguette de pain qui sentait bon, et tenait un cabas dans l'autre main.

les rues piétonnes. peu d'agitation... je passe devant le bar ou il y a le piano. chaque fois que je passe devant , je regarde le meuble en bois qui me donne toujours l'impression d'attendre qu'on lui donne vie. il doit etre complètement désaccordé... le pauvre. les gens me croisent, me regardent machinalement ou ne me voient pas. j'observe leurs visages. leurs vetements. ainsi, vu de l'extérieur, ils me semblent beaux. je les regarde de manière totalement neutre, en appréciant les traits de leurs visages, leurs expressions. qui pourrait croire que ces etres sont foncièrement mauvais? en fait, l'etre séparé des autres, est peut etre meilleur que lorsqu'il est avec ses semblables. mais etre seul c'est tout de meme etre avec les autres puisque leur influence est toujours là. non, les humains sont définitivement pourris. mais quand on ne s'attache qu'a leurs apparence, quand on oublie tout leur mental... là, ils semblent beaux. c'est un peu comme des chiens. on les regarde a travers la vitrine du vendeur animalier et on ne voit d'eux que l'enveloppe, que la fourrure, que les mimiques. on ne peut pas savoir si le chien est gentil, effectueux, méchant, enragé. on ne fait que le contempler. c'est un peu ca, avec les humains.

j'arrive au marché a proprement parler. là, il y a plus de monde. je me sens en dehors mais en dedans en meme temps : malgré ma grande taille, personne ne me remarque -a part quelques hommes.  - ils sont tous là, ils parlent, se promènent : les femmes chaussées d'espèces de chaussures a hauts talons et pointues au bout poussent devant elles de lourdes poussette où, au milieu des carottes et des cageots de pêches, un enfant dort ou pleure. un étal de tissus, des femmes arabes discutent entre elles de la matière, de la couleurs. je comprends quelques mots, voisins de l'hébreux; je regarde ces filles si jeune, 10-12 ans, qui portent des bébés presque aussi grands qu'elles. je vois ces femmes rondes et lourdes qui s'apostrophent en parlent avec les mains, il y a de tout, de l'algérien, du kabyl, du turc... je reconnais quelques sonorités. je ne m'arrete pas, mon regard se fixe un instant sur un jeune homme, il m'a vu me regarde aussi. dans ses yeux bleus-verts je lis l'interrogation, je vois qu'il me détaille... qu'est ce qu'il doit penser de mon nez? je me suis encore arraché la peau hier, la chair est a moitié a vif. comparé au reste de mon visage plutot blanc, mon appendice est constellé de plaques rouges vifs.

je passe dans la partie " nourriture " du marché. un vrai régal! si j'ai un grand nez, c'est proportionnel a mon odorat. les odeurs des pastèques et du poulet roti se melent.  quand j'étais petite, j'adorai le poulet roti. ca fait une éternité que je n'en ai pas mangé. dans cette aprtie du marché, les femmes portent 3 , 4 caisses de fruits les unes sur les autres, perchés sur leurs talons aiguilles ou trainant les pieds dans de délicates savates brodées. je me demande comment elles peuvent faire pour marcher avec des trucs pareils aux pieds.

je réalise autre chose en regardant cette foule devant moi : le marché est un des seuls moments et un des seuls lieux ou la " discrimination" et les " ghettos " n'existent plus. d'habitude, il y a d'un coté plaisance, la rue des trois frères, et la rive : les quartiers où sont parqués les weshs. trafics que shit, voitures qui flambent parfois,... et puis de l'autre coté il y a le reste de la ville, ou les bons francais vivent heureux.  et chacun reste chez soi. mais dans le marché," les limites des territoires" sont abolies ; francaises " de souche " en tailleur chanel et mamas algériennes voilées et entourées de leurs enfants font la queue l'une a coté de l'autre. meme si les francaises achèteront plus chez le maraicher et les immigrées chez les stands tenus par leurs confrères.

moi qui étais resté cloitrée chez moi depuis plus d'une semaine et demie... voir tout ce monde m'a fait un drole d'effet. mais je préfère ma solitude a la foule. quoique avoir observé ainsi la populace ne m'a pas déplu...

comment croire que ce sont ces etres qui condament des gens tels que moi?

j'avais l'impression d'etre dans la masse mais d'etre en dehors...

étrange experience.

Par grey - Publié dans : journal
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Lundi 4 juillet 2005 1 04 /07 /2005 00:00

nel

nel, que dire de toi... ca fait 3 ans et quelques que tu me supporte a présent? je t'apprécie meme si je n'aime pas beaucoup ton aveuglement, enfin c'est ton choix. malgré nos disputes très fréquentes tu compte pour moi... j'espère que tu réaliseras ta vie comme tu le souhaite en allant dans le sens qu'il te plaira... =)

 

constant et nel ( nel est a droite =)   )

Par grey - Publié dans : les gens
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Lundi 4 juillet 2005 1 04 /07 /2005 00:00

morne ennui... je regardai un film avec ma mere. sur la 5. affligeant... des histoires qui s'entremmelaient... non, ne dénigrons pas, l'histoire en elle-meme était assez interessante, mais au final.. disons que la fin aurait pu etre, " et tous les protagonistes se trouvèrent en couples et copulèrent allègrement où ils purent ". je ne pense pas avoir besoin de ca en ce moment... mais de quoi ai je besoin au juste? de solitude mais de présence en meme temps... chose que peu de personnes pourraient m'offrir. peut etre une, ou deux, si elles étaient là, mais hélas ce n'est pas le cas.

tiens, je me suis ouvert le doigt tout a l'heure. je ne sais pas comment j'ai fait. je regardai la télé quand j'ai senti un liquide poisseux sur mon index gauche, vers la base. que de sang! ca coulait beaucoup. je me suis offert le luxe de contempler les reflets vermeils quelques instants, puis j'ai nettoyé. si autant de sang peut jaillir d'une simple éraflure ( quoique c'est un peu profond tout de meme )... que se passerait il si l'on tranchait une veine? je n'ai jamais vu quelqu'un faire ca, et je ne l'ai jamais fait. le sang doit jaillir.. on doit se sentir partir pendant que le membre mutilé picote agréablement...

me voici donc dans ma chambre, devant mes livres. mmh ennui, quand tu nous tiens. quoique j'ouvrage que j'ai commencé est assez interessant : il traite des vampires.

demain, se lever a 7h00 :  je tiens a ne pas etre en retard pour rendre mes livres. d'ailleurs, il faut que je prépare tout ca ce soir. heureusement/ malheureusement, personne n'est là ce soir sur msn, personne d'important je veux dire ( si je n'avais aucun de mes 200 contacts en ligne, j'aurai du soucis a me faire ). heureusement, parce qu'ainsi je pourrai décrocher plus vite de n'ordi et donc ranger mes bouquins, mais malheureusement car je me sens encore plus seule que d'habitude... paradoxe, cette solitude je la recherche. mais le contact de mes confrères humains me fait du bien, aussi. difficile a expliquer.. j'aimerai etre avec certaines personnes, plus ou moins géographiquement loin de moi. c'est leur contact que je recherche. mais je fuis le dialogue direct avec les gens présents, je ne veux pas les voir en bande. je préfère m'isoler et entretenir via msn des relations plus "intimes " avec non pas un groupe d'individus mais des personnes séparées. des rapports plus " proches " en quelques sortes. je ne sais pas comment l'expliquer. je trouve tellement plus plaisant de parler a une personne a la fois qu'à plusieurs... noyés dans la cohue, étouffés par toutes ces oreilles baladeuses. j'aime ce contact simple d'une personne a une autre. le corps n'est meme plus là pour gener le développement de l'expression de l'ame. on peut se livrer, parler. voilà ce que j'appelle une relation " intimiste ". bien sur, je pense que de tels rapports sont aussi possibles " physiquement ", mais qu'ils sont plus rares. internet libère du regard des autres, on l'oublie un peu, ce regard si important. ne dites pas le contraire, vous vous prétendez tous au dessus, mais c'est faux. dites moi qui ne porte plus du rose de nos jours? il y a quelques années personne n'aurait osé sortir en rose! maintenant, c'est permis. mon exemple est niais mais c'est le premier qui me vient a l'esprit...

bien. je suis en train de discuter avec une demoiselle qui me demande si je suis gothique...

je suis gothique, moi? non, je ne pense pas. ca veut dire quoi, gothique? et voilà l'eternelle polémique qui revient sur le tapis... moi je suis moi et pis voilà! j'ai mes valeurs, mes vetements ( pas du tout darks au passage...) après je ne sais pas. et je suis en train de m'interroger sur mon petit moi... grey, t'es une putain de sale égoiste! je sais... désolée d'etre ainsi.

bon. il serait temps que je me mette en branle. encore moins d'une semaine avant le centre social! je veux paaaaasss ='(

aller. on va ranger touuus les bouquins!!!

bonne nuit les gens.

je vous hais profondément ( sauf quelques uns. )

 

je trouve cette demoiselle sublime  (l)

Par grey - Publié dans : journal
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Dimanche 3 juillet 2005 7 03 /07 /2005 00:00
dudu
dudu
ma dudu d'amour
parce que tu supportes mes sautes d'humeurs si fréquentes
parce que tu es toujours là pour me parler sur msn
parce que j'aime écouter tes histoires et essayer de t'aider quand je le peux
parce que tu es géniale tout simplement petit soleil ^^
parce que l'an prochain nous serons dans la meme classe unies pour faire chier mahé ^^ =)
 
Par grey - Publié dans : les gens
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