in my head

Vendredi 19 août 2005 5 19 /08 /2005 00:00
 
la rentrée.







tel est le sujet que je me propose de traiter en ce jour de grace qui marque exactement ( quel hasard... ) semaine-2 du jour fatidique.


la rentrée. un des pires jours de l'année.

se réveiller le matin, en sachant que les vacances sont finies, finies, et que devant soi, se trouvent les profs, les camarades de classe pas forcément amis, les chicaneries, les médisances, les cours, les devoirs, les interros, les... et cette année, en bonus : le bac. wahou la chance.

mais je crois qu'il y a pire que le jour de la rentrée.


il y a la pré-rentrée.


c'est à dire, pour ceux qui seraient lents, cette période d'avant la rentrée, le moment ou on commence a faire les fournitures, a reprendre contact avec les collègues, a se replonger doucement sans meme s'en rendre compte parfois vers ce monde cruel et impitoyable qui nous attend.


je ne sais pas si ca vous le fait a vous, mais chez moi, c'est très marqué. d'un coup, je me réveille un matin, et je me rends compte qu'on est le 10 aout. et là : mais c'est quand la rentrée???
ca y est, la question est tombée : je suis de nouveau possédée par le mouroir a jeunesse qu'est mon lycée. trois jours plus tard n'y tenant plus, je prépare ma liste de fournitures scolaire; je ne prononcerai pas le mot stress, ca ne me viendra meme pas a l'esprit, mais au fond, c'est un peu ca.
la semaine d'après, je trainerai ma mere au supermarché, embarquant dans le cadis ( comment ca s'écrit, cette chose? ) tous les trucs qui me semblent etre - ou non, faut bien se faire plaisir aussi - utiles. j'en profiterai pour rajouter au passage un déo bille nivéa ( j'ai envie de voir si c'est plus utile ou non que les spray ) et une eau de toilette pour bébé ( c'est bon pour la peau et l'acné )... vu le prix total ( 113€ ), ces petits achats passeront inapercus. le stress maternel dans le magasin, non. pauvre caissière =).


bon. enfin, toutes les fournitures sont là. j'ai rempli l'agenda, consciencieusement ( je note a chaque lundi une citation ) , j'ai anoté les cahiers de l'inscription **** judith , terminale L. ma trousse est prete, je rode doucement mon nouveau stylo encre... il m'en fallait bien un pour le bac, vu qu'en cours j'écris au stylo bille.

donc, tout est pret.


et là, c'est la période de pré rentrée.


c'est pas encore, mais ca arrive. le temps ramollis, on passe devant le lycée des fois, on pense au premier jour. tant qu'a faire, on aimerait déjà y etre, ca éviterait ces jours d'ennui ou on devrait pourtant etre en train de se bouger pour tout réviser. on attend de voir les profs, on se pose des questions, on en parle entre copines, mais rien, rien, rien, le temps passe doucement, et vite en meme temps. on attends qu'une seule chose : que l'angoisse se finisse, et qu'on soit enfin dans le bain.


quand je me réveillerai ce vendredi matin là, j'aurai pas envie d'y aller, et je voudrai remonter le temps. il m'aura paru tellement merveilleux, ce temps du centre, ce temps de la glandouille. et pourtant, d'un autre coté, j'aurai envie d'y aller, dans ce mouroir a jeunesse, de retrouver l'agitation, les mauvaises notes, les regards méprisants.

maso, moi?








Par grey - Publié dans : in my head
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Vendredi 19 août 2005 5 19 /08 /2005 00:00

...

 

 

j'ai tout décroché.

je me suis rendue compte que la peinture ( que je déteste d'ailleurs toujours autant ) avait perdue, aux endroits laissés libres, sa couleur.

je n'ia rien laissé, a part le dessin qu'artis m'avait un jour envoyé : un oeil immense, assez psychédélique, vert.

au milieu de tout ce vide neuf, traine le panneau en liège ou j'accroche un peu tout et n'importe quoi : doc officiel, renseignements sur la fac de psycho, BAFA, petite pochette avec toutes mes cartes dedans...

j'ai enlevé, décroché, tous ces souvenirs plus ou moins souhaités. londres, paris, les cartes de nayanka ( mais que faisaient elles encore là? ) les mots des amis ou prétendus tels, les images qui m'ont un jour plues. j'ai rangé un peu, j'ai jeté beaucoup. meme la photo de cette petite fille, qui vivait dans un camp de réfugiés et qui sourait de toutes ses dents au photographe, je l'ai enlevé.  elle doit etre morte maintenant. ( j'ai plié la feuille et l'ai rangé dans ma boite a chaussure ) cela faisait depuis mes 10 ans que cette photo était accrochée dans ma chambre.


telle sera ma chambre, a l'image de moi -meme : vide.

les murs ne sont peut etre qu'un début..?

 
Par grey - Publié dans : in my head
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